Ramassage et distribution hebdomadaire de produits frais, bio, locaux, en paniers, sur abonnement.
 

JUSTIFICATION DU PRIX DU PANIER (théorie)

Le résultat est le suivant : il est impossible de justifier du prix du panier en partant de ses
coûts.

Impossible,…… car incalculable. L’organisation du travail des agriculteurs semble assez complexe
et variable que le calcul des différents coûts est carrément absurde.
En effet, quel taux horaire appliquer ? Sur quelle base horaire : 39h ? Sachant qu’ils
travaillent tout le temps, (80 h / semaine ?) Des heures sup ? Par ailleurs, souvent l’agriculteur
a hérité de ses parents, des biens immobiliers ou mobiliers, de matériel, d’usage ? Comment
en évaluer l’amortissement ou la location ? Souvent les parents à la retraite aide encore
l’exploitation. Comment évaluer cela ? Et le matériel est prêté. Les nombreux échanges en
nature ? Parfois les enfants aussi donne de coups de main ? Et même, lorsque les Amapiens
viennent aider 3 heures un dimanche après midi, s’agit-il d’un gain ou d’un coût ? Et les aléas
climatiques ? Le calcul devient extrêmement complexe. Même absurde.
Alors ce qui fait le prix du panier, c’est le prix du marché.
L’agriculteur au final fait la différence entre ses gains et ses dépenses ? Ce qui reste lui
permet-il de vivre et de « faire tourner » son exploitation ? Avec l’expérience, la régularité, la
pérennité et la connaissance du risque, il construit son système économique viable et durable.
À Paris, un panier à 10€ n’est pas tenable. Un panier à 30 est invendable. Alors quoi ? Entre
15 et 20. Mais pour quelle qualité ? Et pour quelle quantité ?
On trouvera toujours moins cher qu’en amap (ou à la Tournée). Mais peut-être pas en bio.
Produit en quelle quantité ? Et quel goût. Dans un système commerçant traditionnel opaque,
voire carrément hypocrite. On trouvera aussi plus cher dans la distribution chic et bio.
Alors il ne faut pas se focaliser sur d’éventuels chiffres du coût du panier.
Il faut voir globalement : le prix, certes. Le goût. La qualité de ce qui est sain. La diversité.
L’apport du groupe de consommateur. La satisfaction de soutenir un système économique
alternatif et de sortir un tant soit peu, du modèle dominant. C’est assez irrationnel.
Dans ce cas, payer un euro de trop, ce n’est pas vraiment le problème.
Lors d’un débat à la fête des Amaps 2009, un agriculteur déclara qu’il avait du augmenter le
prix du panier à 19 euros, sinon il ne s’en sortait pas.

Commentaires

Bonjour, je découvre votre

Bonjour, je découvre votre initiative et je suis passée sur un point de vente du 19ème il y a quelques jours. J'ai été très bien reçu et j'en suis repartie avec un échantillon que nous avons savouré. En regardant vos vidéos, photos et textes sur ce site je m'interroge sur le "bio" que vous revendiquez. Le bio aujourd'hui est un véritable label et répond à une charte...faire du bio est encadré pour éviter les marchands de sommeil...les opérateurs bio qu'ils soient producteurs, importateurs ou distributeurs doivent être répertoriés. Est-ce le cas de vos fournisseurs ? J'ai par ailleurs été frappée dans vos vidéos de la proximité des plantations de fruits et légumes avec une route très passante...la qualité de l'air est pourtant tout aussi importante dans la filière bio, non ? Bien cordialement, Claire

Poster un nouveau commentaire

  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>

Plus d'informations sur les options de formatage